Cette fois-ci, dès l'annonce de ce troisième concours écriture j'ai reçu des confirmations et des participations. On a eu la chance d'avoir 6 textes, et si textes 6 personnels et très différents les uns des autres. Le vote a permis à certaines de se démarquer, mais on a cru pendant un moment qu'on allait avoir plusieurs ex-aequo ; jusqu'au dernier moment on a eu des revirements et des rebondissements. Cette fois-ci j'ai décidé de donner l'intégralité car les membres se sont vraiment creusé la tête, et ça ne peut qu'être plus intéressant. NB : on a eu en tout 20 votes.
¤ La première place revient à Sleeping Beauty avec 5 votes
Longtemps j'ai cru qu'on était bien plus seul quand on était jeune que vieux. Jeune, on se pose mille questions, on se torture l'esprit, on simule nos attitudes, nos sentiments et on se pose en victime d'un amour qui ne viendra jamais. Ainsi, nous-même, nous nous créons un vide autour de nous qui est plein de tous ceux qui nous tendent la main. Mais leurs mains, on les trouve sales, hypocrites et on les repousse. Jeune, on est seul dans une foule de gens qui nous entoure.
Et on voit les vieux, ceux qui ont vécu déjà, qui ont créé, tout au long de leur vie, une toile comme celles des araignées avec une foule de gens qui ont fait leur expérience. Des connaissances plus ou moins fortes. Des contacts perdus, retrouvés. Des histoires non avouées. Et une famille qu'ils ont créé tout au long de leur vie. De leur ventre est sortie une multitude d'histoires différentes qui, elles aussi, ont créé d'autres histoires différentes et ainsi, au bout de cette longue vie, les vieux sont entourés de cette foule qui a fait leur vie.
Mais ce soir, je me regarde, je regarde mon vieux visage un peu mou et je songe. Ma vie a été faite d'expériences et ma toile d'araignée est effectivement bien étoffée. De mon ventre sont sorties des formes faites d'amour qui parcourent désormais un monde devenu sans limite. Et de ma vie, je n'ai été seule. Si ce n'est ce soir.
Il y a sept jours, mon amour est parti. Il a arrêté de peiné sur cette terre et a abandonné ses souffrances. Il les a déposé dans mes mains et me les a confié. Il a embrassé mon front, puis, je me suis couchée près de lui et il m'a serré dans ses bras comme la toute première fois. On le savait bien. Cette toute première fois où nous nous sommes allongés l'un contre l'autre. Nous avions tout bien fait comme il fallait et ma peau n'a frissonné sous ses doigts que la nuit de ce jour fou où on a juré de toujours s'aimer. Alors on s'est tout donné et on s'est serrés l'un contre l'autre. Il a posé sa main tout doucement sur mon sein lourd et c'est ainsi également qu'il a fait il y a sept jours, quand il a compris. Il a posé sa main sur mon sein fatigué. Il m'a regardé et n'a rien dit, mais son regard a déchiré mon ventre de haut en bas, de gauche à droite et en diagonale. Il m'a montré dans ses yeux toute l'estime qu'il avait pour moi. Il m'a remercié par son regard pour toute cette vie qu'on avait décidé de faire à deux. Il n'a pas prononcé un mot mais c'était le deuxième plus beau jour de ma vie après nos noces.
Quand je me suis éveillée le lendemain, je ne l'ai pas regardé. Je savais. Je me suis levée, j'ai passé une toilette et je suis allée marcher dans notre jardin. J'ai remarqué que ses roses du japon avaient enfin fleurit. Il avait attendu ça tout l'été. Quand mes mains ont été bien gelées, je suis rentrée. Je me suis lavée, et habillée. Puis, je suis doucement entrée dans la chambre, et je l'ai regardé. Et je l'ai trouvé beau. Beau comme quand on était un jeune couple passionné. Beau comme si il m'offrait ça comme dernier cadeau. J'ai croisé mon regard dans le petit miroir en face et je m'en suis approchée. Je me suis trouvée belle. Ça faisait longtemps que ça ne m'était pas arrivé. Mes traits fatigués m'ont paru sages et charmants. J'ai souri à mon image et je me suis penchée sur mon amour. J'ai posé ma joue contre la sienne, si froide et j'ai murmuré « Tu n'as pas pu t'empêcher de me trouver belle en partant hein ! » J'ai embrassé sa tempe et je me suis allongée sur lui. La journée durant je suis venue lui parler tout doucement. Je savais que bientôt il faudrait que je prévienne mais après tout, ils allaient me l'enlever bien assez tôt, je pouvais bien en profiter une dernière fois pour moi toute seule.
Le soir, je l'ai regardé longuement, puis je me suis allongée près de lui et lui ai chuchoté « allez mon amour, il faut être raisonnable maintenant ! Il faut y aller ».
J'ai appelé des personnes, je ne sais plus qui. Et me voilà ce soir, ma maison est vide de mon amour. Mais des autres aussi. Et j'espère que demain, le jardinier viendra parce qu'il faudrait s'occuper des rosiers du Japon de mon amour. Je crois qu'ils ont pris froid.
¤ La deuxième place revient à POlyne avec 4 votes
Je n'ai que 18 ans et pourtant j'en ai connu. La joie est venue me voir un jour, la tristesse aussi, l'amitié pas mal de fois, en ce moment c'est la solitude qui squatte. Elle est arrivée après la dépression ( à moins que ce soit la dépression qui ait amené la solitude?). Bref dans tous les cas elle est chiante, très chiante, elle s'accroche à moi, veut pas partir, me force à rester chez moi, à ne voir personne, elle veut juste que je pleurs alors que bon moi quand même pleurer c'est pas mon kiffe. Jsais pas pourquoi elle fait ça. Dans une vie antérieure j'ai du être super méchante donc elle me le fait payer. C'est domage, surtout pour moi. Bon maintenant on fait quoi? on attends que l'Amitié ou l'Amour frappe à la porte et qu'elle vire la solitude? ouais je vais faire ça, d'ailleurs si vous passez par chez moi la porte est toujours ouverte même si jsuis en pyjama c'est pas grave vous rentrez et on sfait une bouffe. Vous semblez beaucoup mieux que la solitude.
¤ Nerak et Candice arrivent ex-aequo sur la troisième place avec chacune 3 votes
Le texte de Nerak
Elle était dans la rue, une rue comme on en voit dans toutes les villes aujourd'hui. C'est Noël demain, trop génial.
La rue était pleine de monde, comme toutes les rues une veille de Noël. Une rue bondée, pleine de gens heureux à la recherche du dernier cadeau oublié ou d'un dernier ingrédient pour le repas de ce soir. Ce soir, elle ne sera pas heureuse, elle se demande même si elle le sera à nouveau un jour. Ce soir ça fera un an, un an qu'elle aurait mieux fait de rester chez elle au lieu de sortir dans la rue.
D'ailleurs pourquoi a-t-elle décidé de sortir ce soir? Elle même n'en sait rien, elle a arrété de penser, ça fait trop mal de penser. Alors elle cherche. Qu'est ce qu'elle cherche? Un moyen, une échapatoire qui arreterait cette souffrance.
Alors elle marche, elle marche encore et encore sans plus savoir ni où elle est, ni ce qu'elle pense, ni même qui elle est réellement. Elle ne voit plus personne autour d'elle, elle est seule aujourd'hui. Mais pourquoi s'en faire? Ca fait un an qu'elle est seule, qu'elle a perdu tous ses amis. De toute façon à quoi bon avoir encore des amis puisqu'il n'est plus là pour partager tous ces rires.
Elle continue à marcher, cherchant toujours un moyen de revenir à la vie.
Et tout s'arrète.
Ce soir elle est morte, comme lui il y a un an, pour ne plus être seule et vivre avec les anges...
Le texte de Candice
Seule. Oui Helene était seule sans lui. Lui qui l'accompagnait toujours, lui qui était toujours auprès d'elle. Son meilleur ami, son allié, son amant. Il était tout pour elle.
Mais il avait fait une chute presque fatale . Il était à l'hopital , dans un hopital où on ne pouvait pas rendre visite aux malades. Elle devait patienter. Elle se souvient du premier jour, le jour où elle à posé les yeux sur lui. Elle en avait les larmes aux yeux. Depuis ce jour là , découlèrent des jours heureux. Elle était aux anges. Au paradis . Rien ne pouvait l'arrêter avec lui. Ensemble il regardait la nuit, le jour la pluie, le soleil, la neige. Avec lui elle était elle-même. Ils voyaient le monde ensemble . Je crois que si il venait à mourir, elle ne s'en remettrais pas. Il est ce qu'elle à de plus cher au monde.
Mais maintenant , elle était seule, perdue. Elle broyait du noir sans lui. Que pouvait-elle faire de ses journées ? Sans lui , le monde n'avait pas d'importance. Sans lui , tout était fade. Même le plus bel endroit du monde perdait de sa valeur, si il n'était pas à ses côtés.
Elle avait pleurée de desespoir, elle ne voulait pas vivre sans lui. C'était le sien. Pourquoi était il tombé ? Pourquoi elle devait attendre de longues nuits, avant de pouvoir le revoir.
Helene était décidement bien seule, sans son appareil photo.
¤ La quatrième place est également partagée, cette fois-ci entre Miss-citron et Lowra, ex-aequo avec 2 votes chacune
Le texte de Miss-citron
"La solitude est encré dans mon âme
Et je voudrais pouvoir m'échapper
Mais prisonnière de ces flammes
Je suis condamné à errer.
Accroché à mes rêves
J aimerais y croire encore
Et pénétrer dans ta sève
Pour remplir mon coeur d'or.
Entend mon cris
Perçois ma peine
Je ne veux pas mourir ici
Sans te dire je t'aime"
Le texte de Lowra
Solitude. Un mot courant maintenant. C'est presqu'une nouvelle maladie du siècle. C'est drôle quand même, quand on se dit qu'il y a plus de six milliards d'êtres humains sur la Terre.
Il faut aussi se dire que la solitude bien souvent, on la choisit. On est peut-être de plus en plus sur internet, sur des forums, des tchats et autres, mais néanmoins, on est seul derrière notre écran.
Ne nous pleignez pas, on adore ça. On ne recherche qu'elle, la solitude. On veut être seul, et en même temps être entouré. C'est bien pour celà que les téléphones et ordinateurs existent. Pour pouvoir être seul chez soi, mais avoir à portée de main tous nos amis. Et que pensez vous lorsque vous êtes dans le métro aux heures de pointes ? Que vous êtes seul ! Et pourtant, n'avez vous pas remarqué qu'il y a des dizaines de personnes entassées dans le même compartiment que vous ?
Nous ne sommes pas seul, nous sommes perdu dans notre égo.
¤ Pour finir, Nami qui dans cette rude bataille a réussi à obtenir un vote
Elle peut être voulue parfois, pour différentes raisons.
Prendre du recul sur des évènements,se recentrer sur soi-même.
Certaines personnes aiment ce calme, cette possibilité de faire
ce qui leur plait, se retrouver juste face à soi-même.
Sans doute effacer ce masque parfois trop lourd à porter, que
l'on arrive à parfois enlever avec de rares personnes, que l'on appelle amis ou proches.
Mais peut-être aussi une raison de cette solitude, la peur de faire confiance et donc de la trahison,mais ça n'est pas le même sujet, mais une des multiples raisons.Pour créer aussi, la solitude peut se réveler importante, mettre l'accent sur une chose, souvent la réflexion aboutie à de bonnes choses.Mais l'alliance de la réflexion et de l'observation est encore mieux.Mais comme tout à son contraire plus ou moins contrasté, elle peut aussi être redoutée, refoulée.La mort d'un proche nous mets souvent face à ce mot, solitude.Il est d'ailleurs surement l'un des seuls
compagnons dans ces moments.Elle peut nous étouffer, se reserrant sur nous un peu comme un étau.On a du mal à s'en débarasser, et le sentiment que tout autour de nous glisse, à part cette impression
de vide et de n'être qu'une ombre sans vitalité, de ne marcher avec personne à ses côtés, de ne pas trop savoir si l'on veut ou pas que quelqu'un nous tende la main, toujours à cause de cette peur.
Les médicaments face à cette "maladie" , il faut aller les chercher soi-même et faire passer en douceur la pilule.Porter un regard neuf sur certaines situations, et garder en tête qu'on reste avant tout maitre de
soi.Bien evidemment des fois on se le demande, mais du moins faire avec et accepter ce mot la solitude.
Régénerant comme perturbant.Elle peut nous faire prendre conscience de choses, mais à utiliser avec modération, on peut très rapidement s'y perdre et ne plus retrouver la sortie...
Letenastärë